Les Amis du Vieux Montargis

CREATION DES MUSEES
Nos petits musées locaux d’Arts et Traditions Populaires ont fleuri un peu partout, à l’exemple sans doute du grand musée parisien, mais aussi pour répondre à un obscur et pourtant fort désir d’arrêter le temps sur l’humble civilisation des hommes de tous les jours.
C’était aussi la revanche de la province sur Paris et les grandes métropoles, une revendication d’identité.
Ainsi naquirent nos deux musées d’arts et Traditions du Gâtinais, celui de Montargis au carrefour Henri Perruchot, celui d’Amilly au Domaine de La Pailleterie, avec leurs attributions différentes.Seul, le manque de place nous a contraints à cette double localisation ; mais dans l’un comme dans l’autre cas, nous y sommes installés dans des bâtiments municipaux. De cette façon, les deux municipalités ont manifesté leur totale adhésion à notre projet.

UNE IDENTITE GATINAISE
Affirmation donc d’une identité gâtinaise, d’un « pays » gâtinais dans ses activités rurales, artisanales, commerciales, mais aussi sylvestres, fluviales, industrielles…... dans ses manières de vivre (habitat, costume…).Une de nos premières découvertes fut de constater que nos Gâtinaises, elles aussi, avaient porté la coiffe et que ce n’était pas là l’apanage de la Bretagne, de la Normandie ou de quelques autres provinces. De plus, ces coiffes étaient ravissantes et avaient leur style propre.
Mais un danger existait à vouloir ester trop étroitement rivé à notre petit terroir. D’instinct, nous sûmes élargir les sujets. Un exemple : broderie et dentelle dépassent nos frontières et la leçon vaut pour d’autres lieux. Les collections présentées sont à la fois locales et ouvertes sur des aspects plus larges ; elles se réfèrent à des traits de civilisation d’ordre général. Des photos illustrent des comparaisons faisant ressortir tout à la fois des ressemblances, des différences et des évolutions.

EVOLUTION DE L'AGRICULTURE
A La Pailleterie, nous présentons l’évolution de l’agriculture.
Il y a aussi la diversité des classes sociales et le costume évolue avec les générations.
Nous aurions, certes, davantage à montrer, mais la place manque. Nous engrangeons, nous classons, nous étudions autant que faire se peut. De ce patrimoine conservé, d’autres réalisations pourront naître. Nous sommes d’ailleurs toujours prêts à la collaboration.
Déjà, à de nombreuses reprises, avec Ethno-Centre et son animateur Christian Chenault, nous avons participé à des expositions d’ensemble à l’échelon régional.

NAISSANCE DU MUSEE EN 1979
C’est en décembre 1979 que notre premier musée ouvre ses portes à la Maison des Anciens Combattants, et, dès 1980, nous nous affilions à la F.O.L. ( Fédération des Œuvres Laïques) et à la section régionale de Temps Libre, Jeunesse et Sports et nous participons à une session autour du thème de la forêt à Nibelle .
Mme Brunhes-Delamarre, ancienne collaboratrice de Georges-Henri Rivière, vient nous rendre visite et nous donne des indications précises sur la façon de tenir nos registres d’inventaire.

En 1982, Orléans nous sollicite pour une exposition sur le costume régional en Région Centre.
En 1984, de très importantes journées d’A.T.P. ont lieu à Bourges où se manifestent de nombreux conférenciers hautement qualifiés. Il y a des débats, des ateliers et une très riche exposition. Nous y sommes présents pour le costume et la tannerie. Mme Margerie, du M.N.A.T.P. et spécialiste du costume, y prend la parole, non seulement pour conseiller les associations, mais aussi pour interroger et souhaiter d’utiles collaborations.
En 1987, ce sont les journées d’Issoudun avec exposition sur « Le Travail et la peine des hommes « .Nous y présentons les tâches des jardiniers et des tanneurs.
En 1989, à Nouan-le-Fuzelier, exposition sur le thème « L’eau et les hommes en Région Centre » .Nous y contribuons avec les maraîchers, les tanneurs et la batellerie.
En 1991, nouveau sujet « Le boire en Région Centre » présenté à Nogent-le-Rotrou 
(documents sur le vin, le cidre, les boissons familiales. )
En 1992, nous adhérons à l’association « Les Amis de Roger Lecotté», le fondateur du Musée du Compagnonnage à Tours.
Entre temps, il nous arrive de prêter ici un document, là quelques objets, à divers musées, ou, plus localement, à l’occasion d’une manifestation culturelle.
Nous sommes également en relation avec le COMPA (Conservatoire de l’Agriculture) à Mainvilliers tout près de Chartres, avec la L.U.R. (Ligue Urbaine et Rurale), et, bien sûr, avec les « Amis du MNATP. »

LE BULLETIN SEMESTRIEL
Depuis 1975, le bulletin semestriel est un utile complément aux études d’arts et traditions populaires. Il aura bientôt 40 ans
Ainsi donc, sur les pas de Georges-Henri Rivière, fondateur du Musée National d’Arts et Traditions Populaires, nous entendons bien continuer, à l’échelon local, notre utile travail de conservation et d’études, toujours ouverts aux comparaisons, aux évolutions, bref, ouverts à la connaissance de l’Homme.

TOUJOURS OUVERTS AUX COMPARAISONS
Arts et Traditions du Gâtinais bien sûr, et il était légitime, quand nous avons ouvert ce petit musée, de rappeler à la mémoire des habitants du Gâtinais que notre région ne faisait pas bande à part dans le concert des modes de vie populaires . Avec ses singularités d’abord : si nos femmes portaient la coiffe, ce n’était pas exactement la même que celle des Bretonnes, des Alsaciennes ou même des Berrichonnes ou des Orléanaises. Les poteries fabriquées ici n’étaient pas identiques à celles du Midi ou d’ailleurs. Les pratiques et le matériel agricole de chez nous n’étaient pas strictement semblables à ce qu’on pouvait trouver en d’autres lieux .
C’est ainsi que nous nous sommes efforcés de rassembler des témoignages d’un certain nombre de traditions gâtinaises. Nous fûmes également amenés à constater que le Gâtinais avait aussi certaines occupations particulières, ce qui nous permit de dégager quelques types de personnages de nos régions, tels que les jardiniers-maraîchers ou, sur nos canaux, les mariniers , ou encore les ouvriers des usines de Langlée et d’Amilly.

Mais, dès l’origine, il fallut bien constater que ces particularités n’allaient pas sans des ressemblances : coiffes particulières, certes, mais coiffes comme partout ailleurs et le costume paysan dans son ensemble présente bien des ressemblances en tous lieux de France …et d’Europe, et même à travers le monde. Il en est de même pour tous les aspects de la vie courante : habitat, mobilier, ustensiles de cuisine, d’éclairage…Ainsi mîmes nous en place une vitrine consacrée à la dentelle où toutes les techniques dentellières sont présentées.

 

 

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